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Philippines : un aigle d'une espèce menacée abattu après avoir été soigné

Le Pithécophage des Philippines plus communément appelé aigle des singes est une espèce en danger d'extinction.

Un aigle des singes, une espèce en «danger critique» d'extinction, a été abattu aux Philippines, seulement deux mois après avoir été relâché dans la nature par des soigneurs.

Il avait trois ans et avait été baptisé «Pamana». Un aigle des singes, en «danger critique» d'extinction selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a été abattu aux Philippines, annonce ce mercredi une association pro-environnement.

Les restes du rapace ont été retrouvés sur le Mont Hamiguitan, dans la province du Davao Oriental, une région classée depuis 2014 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'aigle, qui avait déjà été blessé par des tirs de chasseurs trois ans auparavant, avant d'être récupéré et soigné, présentait une blessure au poitrail, a expliqué la Fondation philippine pour l'aigle. La dépouille a été retrouvée, à environ un kilomètre du lieu où il avait été libéré, lorsque son émetteur a montré qu'il ne bougeait plus.

«Il s'agit du 30e aigle des singes retrouvé mort ou blessé des suites de tirs alors qu'à peine 400 couples vivent encore dans la nature, pour l'essentiel sur l'île méridionale de Mindanao», a expliqué le directeur de la Fondation, Joseph Salvador. «Malheureusement, il suffit d'avoir un fusil pour penser qu'on peut tirer sur n'importe quoi». 

Une espèce d'aigle rare et protégée

L'aigle des Philippines, poitrail blanc et plumage noir, peut mesurer un mètre de haut tandis que l'envergure de ses ailes peut atteindre deux mètres. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe comme espèce en "danger critique" d'extinction en raison de la déforestation et de la chasse. Ces rapaces se nourrissent de macaques et d'autres animaux de petite taille. Ils ont besoin pour chasser de vastes étendues de forêt.

Neuf des 10 aigles retrouvés ces sept dernières années par la Fondation morts ou blessés l'ont été par des tirs. Tuer une espèce en danger critique est passible d'une peine de prison allant jusqu'à 12 ans et d'une amende d'un million de pesos (19500 euros). Personne n'a été arrêté dans l'immédiat. Seuls six gardes forestiers travaillent dans la gigantesque réserve de Hamiguitan, a souligné Joseph Salvador.
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